avr 30

Cette semaine, je vous invite ainsi à faire un petit tour du côté de la Turquie en passant par la Guinée, l’Italie et l’Allemagne avant de revenir vers la France. Un beau voyage en cinq films à découvrir dans les salles parisiennes.

Pour son quatrième long métrage, le cinéaste turque Reha Erdem nous emmène dans un petit village proche de la mer Egée. A travers le regard de trois adolescents : Omer, le fils de l’Imam, qui souhaite désespérément la mort de son père ; Yakub, qui est amoureux de son institutrice ; et Yildiz, partagée entre l’école et les travaux que sa mère lui fait faire, « Des temps et des vents » promet d’être un film à la fois subtile et beau sur une période de la vie difficile à traiter. Appuyé par des décors naturels superbes, ce film nous amènera sans aucun doute bien loin de notre quotidien. De plus, en gage de qualité, sachez que ce film a remporté le Grand Prix du Jury du Festival d’Istanbul en 2006, puis le Prix Emile Guimet, lors du Festival International des Cinémas d’Asie, en 2007. A voir à L’Arlequin ou à Elysées Lincoln.

 

Direction maintenant la Guinée avec un premier film qui s’intitule « Il va pleuvoir sur Conakry ». Dans cette Afrique de l’Ouest les croyances et les traditions ont la peau dure. Ainsi, sur fond de crise entre un pouvoir politique et les dignitaires religieux de la région lors d’une période de sécheresse, le cinéaste Cheick Fantamady Camara réalise une satire de mœurs en s’en prenant aux traditions dépassées. La fiction du film s’articule autour du personnage de Bangali alias BB, un journaliste caricaturiste qui incarne le modernisme et progressisme et de son père Karamo ainsi que de son frère aîné Amine qui eux sont plutôt rompus à la pratique religieuse et au respect des traditions ancestrales. L’occasion de pénétrer dans une culture que l’on soupçonne souvent mais que l’on connait finalement peu. A découvrir à l’Espace Saint Michel.

 

 

Retour sur le continent européen pour une « Commedia all’italiana » signée Gianni Zanasi. Bien que ce soit le quatrième film de sa carrière, « Ciao Stefano » est le premier à sortir dans les salles françaises. L’occasion de découvrir un nouveau regard sur nos voisins italiens. Par le biais du personnage de Stefano Nardini, un garçon de trente-cinq ans aux airs d’adolescent qui vit sa bohème à Rome et qui, de façon impromptu, rend visite à sa famille près de Rimini, ce cinéaste de 43 ans semble nous inviter à un moment de cinéma euphorique comme seul les italiens savent faire. Mais attention, sous ses airs de légèretés, « Ciao Stefano » pourrait bien s’avérer être une critique plutôt acide sur l’Italie d’aujourd’hui. A vous de vous faire votre propre opinion au Balzac ou ailleurs.

 

Avant de revenir en France, un dernier petit détour par l’Allemagne pour un autre premier film. « L’un contre l’autre » aborde le sujet délicat des violences conjugales exercées par les femmes. Mais Jan Bonny, diplômé de la Haute école d’arts et médias de Cologne, semble très bien s’en sortir à en croire les critiques parues dans la presse. Auteur d’un court métrage répondant au titre énigmatique de « 2nd and A » et nombreux spot publicitaires, ce jeune cinéaste de 29 ans nous délivre ainsi le deuxième opus d’une œuvre en devenir. Si vous êtes curieux comme moi de nouveaux talents, à voir absolument que ce soit à Elysées Lincoln ou à l’Escurial.


 

« Les Hauts murs » est la dernière étape que je vous propose cette semaine. Après avoir réalisé de nombreux téléfilms et épisodes de séries télévisées, Christian Faure passe au grand écran avec cette adaptation du roman d’Auguste Le Breton, l’auteur notamment de « Bob le flambeur » et du « Clan des Siciliens ». Marcel Carné avait déjà pensé à l’adapter mais le projet fût abandonné. L’histoire se situe dans les années 30 et raconte l’Histoire d’ Yves Treguier, un orphelin âgé de quatorze ans qui se retrouve en maison de correction considéré à l’époque comme de vrais bagnes pour mineurs. Ayant obtenu un petit budget, le réalisateur avoue avoir choisit ce sujet, entre autres raisons, pour profiter de l’unité de temps, de lieu et d’action de l’histoire. Le choix semble avoir été le bon aux vues de l’accueil que lui a réservé la critique. A l’affiche aux Cinq Caumartin, au Mistral ainsi qu’au Miramar.

Il ne me reste plus qu’a vous souhaiter de bien beaux voyages en cinéphile cette semaine.

Mr Vertigo

avr 30

En ce mercredi de printemps pluvieux, jour de sortie des films en salles, c’est avec beaucoup de plaisir que je reprends l’édito hebdomadaire que j’avais pris l’habitude de publier les années précédentes. J’espère pouvoir, à partir d’aujourd’hui, tenir mes promesses et écrire mon édito le plus régulièrement possible.

Comme vous le savait peut-être, si vous connaissez le Petit Cinéphile depuis un certain temps, c’est avec ma carte « Le Pass Gaumont –Pathé » que je fréquente les salles obscures de Paris et notamment les 25 cinémas indépendantes  acceptant le fameux sésame. Depuis mon absence des derniers mois, rien n’a changé de ce côté-là et les films que je vous inviterais à découvrir en salle chaque semaine seront tous projetés dans ces « petits cinémas » que j’affectionne particulièrement.

Enfin sachez que l’objectif de cet édito n’est pas de vous présenter des films que j’ai déjà eu l’occasion de voir mais de vous inviter à découvrir des œuvres moins médiatisées, qui éveillent ma curiosité et que je compte voir dans l’une de mes salles préférés.

Donc rendez-vous dans quelques heures pour un premier « édito du mercredi » nouvelle génération.

Mr Vertigo

oct 18
Qu’est-il arrivé à Eric Rochant ? Qu’est-il arrivé à ce cinéaste qui avait réussi à réunir autour de lui toute une génération avec « Un monde sans pitié » ? Ce cinéaste, qui incarnait à lui seul l’antithèse du cinéma de Luc Besson au tournant des années 90, avait devant lui une superbe carrière. Un univers dans lequel les talents d’Yvan Attal et d’Hippolyte Girardot s’exprimaient à merveille. Il nous a fait cadeaux de trois excellents films, puis plus rien. Du moins, plus grande chose. Si aujourd’hui, je vous parle de ce cinéaste qui a marqué ma mémoire de cinéphile c’est pour la simple raison qu’il revient cette semaine de façon inattendue avec « L’école pour tous », un film qui semble transparent et qui risque d’être vite oublié. J’en veux pour preuve son absence dans les cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ». Des cinémas qui, il y a quinze ans de ça, le considéraient comme une valeur sûre du cinéma français. 

Autre absent de ce réseau décidément exigeant, « Ô Jérusalem » l’adaptation du roman de Dominique Lapierre et de Larry Collins porté à l’écran par un Elie Chouraqui qui, à défaut de nous proposer une œuvre géniale, a le mérite de nous offrir un divertissement réalisé avec sincérité et conviction sur fond de faits historiques qui marquèrent le début du conflit israélo-arabe. Ainsi, si l’aventure vous tente, vous trouverez sans aucun problème votre bonheur dans les réseaux Gaumont, Pathé et Mk2.

Mais si notre réseau de cinémas indépendants tourne le dos à certaines œuvres, c’est pour vous permettre d’en découvrir d’autres, qui pour la plupart, n’ont pas la chance de jouir de réseaux de distribution conséquents. Voici donc une nouvelle fois une sélection décalée qui vous entraîne une fois de plus dans des univers dont vous soupçonnez à peine l’existence.

De monde insoupçonnable, il en est visiblement question dans « La Citadelle assiégée ». Ce film animalier qui semble renouveler une fois de plus le concept traditionnel du documentaire se présente à nous comme une véritable fiction à ranger dans la catégorie « film de guerre » et dans lequel deux communautés d’insectes (les termites et les fourmis) s’affrontent. Son auteur, Philippe Calderon, voit d’ailleurs des similitudes entre son projet et des films comme « Gladiator » de Ridley Scott, « Spartacus » de Stanley Kubrick ou encore « Alien » du précité Ridley Scott. C’est dire si le monde réel de l’infiniment petit recèle des trames dramaturgiques relativement proches de ce que l’on peut connaître à l’échelle de notre espèce. Après le succès de « Microcosmos, le peuple de l’herbe » de Claude Nuridsany et Marie Pérennou produit par Jacques Perrin, il y a fort à parier que cette nouvelle descente dans l’univers des insectes attire grand nombre de spectateurs à la recherche de nouvelles sensations. À découvrir d’urgence au Max Linder Panorama, au Bretagne, à L’Arlequin ou encore aux Cinq Caumartin.

Un autre monde que l’on a souvent du mal à percevoir, celui du Pouvoir mais pas n’importe lequel. Avec « The Queen », Stephen Frears nous propose une immersion dans un monde tout aussi secret que le précèdent bien qu’humain cette fois. Et les similitudes sont grandes avec « La Citadelle assiégée » puisqu’une fois de plus, deux communautés s’affrontent. Celle d’un peuple appartenant à une monarchie (parlementaire) qui se veut moderne face aux défis d’un 21ème siècle placé sous le signe de l’égalité et celle d’une cour organisée autour d’une Reine toute puissante. Nous sommes en Grande-Bretagne le 31 août 1997, le jour où la couronne a tremblé sous le poids de ses sujets. Tout le monde soupçonne ce qui a pu se tramer, se dire et se décider les jours qui ont suivit ce séisme d’une magnitude bien plus élevée que la moyenne même si le commun des mortels n’a pu le ressentir qu’au travers de bribes journalistiques. Il fallait donc un auteur digne de ce nom pour oser mettre au service de son talent une histoire qui aurait pu rester encore longtemps dans les entrailles de ce microcosme. À découvrir à la Pagode ainsi qu’aux Cinq Caumartin.

Un tout autre univers qui lui, se situe sur les rives du fleuve Niger, dans la ville de Bamako plus exactement. Après six courts et moyens métrages très remarqués et surtout un premier long métrage au titre évocateur de « En attendant le bonheur », le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako revient dans la ville ou il a grandi pour nous plonger dans un procès étonnant qui oppose la société civile africaine et la Banque Mondiale au côté du F.M.I. Ce procès ce tient dans la court d’une maison ou vit notamment Melé, une chanteuse de bar interprétée par Aïssa Maïga, une actrice malienne que l’on a pu voir récemment dans le très beau film de Philippe Lioret, « Je vais bien, ne t’en fais pas », dans le court métrage « Place des fêtes » de « Paris, je t’aime » ou encore dans les « Les Poupées Russes » de Cédric Klapisch. A noter également la participation de l’acteur américain Danny Glover qui défend les causes développées dans ce film plein d’humanité. L’embarquement pour « Bamako » se ferra donc soit à la Pagode, soit au Balzac, soit au Cinéma des Cinéastes, trois cinémas cultes pour un voyage au cœur de l’Afrique d’aujourd’hui.

Destination maintenant pour une société une fois de plus bien secrète de laquelle trop peu de choses filtrent malgré son exposition médiatique des derniers mois. Je vous emmène effectivement en Iran avec « Café transit » de Kambozia Partovi, un cinéaste qui ose évoquer sa vision des femmes iraniennes. Scénariste des films de son ami Jafar Panahi, réalisteur du film « Le cercle » récompensé par le Lion d’Or à Venise en 2000 ou encore du film « Le Ballon blanc » récompensé en 1995 à Cannes par la Caméra d’Or, il s’agit là de son premier passage à la réalisation. A noter que Jafar Panahi fait également parti de l’aventure en tant que monteur et démontre ainsi la solidarité de cette génération de cinéastes iraniens qui œuvrent, films après films, pour donner une autre image de ce pays au potentiel culturel si riche. A découvir à l’Espace Saint-Michel.

Pour conclure cet édito, je vous propose un dernier détour vers un univers qui laisse lui aussi, encore aujourd’hui, beaucoup de points d’interrogations. En effet voici la sortie d’un film longtemps resté tabou et réalisé par un cinéaste méconnu. « Les Honneurs de la guerre » de Jean Dewever traite de la résistance Française. Sa sortie fut interdite en 1961 par les autorités françaises alors que bon nombre de cinéastes de l’époque, parmi lesquels Jean Renoir, Alain Resnais ou encore François Truffaut, le défendait. Le même François Truffaut qui, par ailleurs, racheta les droits du film en 1979. Une deuxième sortie avortée fut tentée le 30 novembre 2005. C’est dire que la présence en salle aujourd’hui de cette œuvre qui, officiellement est censée renvoyer une vision faussée de la résistance française, est un événement en soit. On remarquera également qu’au générique figure un certain Marin Karmitz au poste d’assistant réalisateur… Rendez-vous donc avec une période trouble de notre histoire au Reflet Médicis.

Quant au reste de la programmation, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

oct 11
Comme cela fut déjà le cas dans les semaines précédentes, une sortie importante à mes yeux ne figure pas dans la programmation des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ». Il s’agit cette fois d’un film réalisé un auteur que j’affectionne tout particulièrement depuis que je suis sa double carrière au cinéma et au théâtre. Après avoir été récemment touché et époustouflé par sa mise en scène de la pièce d’Emmanuelle Marie, « Blanc » je ne peux qu’être impatient de la retrouver en tant qu’auteur pour son deuxième passage derrière la caméra après « Se souvenir des belles choses ». Vous l’aurais compris, il s’agit bien entendu de « L’homme de sa vie », le deuxième film de Zabou Breitman en tant que réalisatrice. Un film que je vous invite donc à découvrir avec la carte « Le Pass » dans les réseaux Gaumont, Pathé et MK2

Quant à la programmation des cinémas traités par ce blog, elle ne serait pas digne de ce nom sans une belle invitation au voyage loin de nos frontières. Alors je vous propose tout de suite de partir pour la Mongolie, puis de faire un petit crochet par les Etats-Unis d’Amérique avant de passer par Israël et Cuba.

« Mongolian ping pong » est le deuxième film du jeune réalisateur chinois Ning Hao. Présenté au Festival international du film de Berlin en 2005, il avait alors remporté le Prix du Public. Tourné en HDV puis gonflé en 35 mm, ce film explore un nouveau genre cinématographique à mis chemin entre le documentaire classique et un point de vue très personnel du réalisateur. Cette approche novatrice vous fera ainsi découvrir des pistes de ce que pourrait être le cinéma de demain avec l’abolition de certaines contraintes techniques liés au matériel de prise de vue sur pellicule. Ce qui aura pour effet certain de débrider une certaine syntaxe cinématographique. A noter que depuis ce deuxième opus, Ning Hao a réalisé un autre film répondant au nom de « Crazy Stone » mais non distribué en France pour le moment. Pour plonger dans cet univers inédit, rendez-vous au Bienvenue Montparnasse.

De l’inédit datant de quelques années, il en est également question cette semaine avec « Mala Noche » de Gus Van Sant tourné en 1985. Malgré le prix du meilleur film indépendant décerné par le « Los Angeles Film Critics » en 1987 laissant présager l’émergence de ce cinéaste toujours étonnant, ce film n’apparaît qu’aujourd’hui dans nos salles obscures. « Mala Noche » traite, il est vrai, de sujets relativement tabous à l’époque tel que l’homosexualité et explique peut-être le fait que ce film n’ai pas été exploité en salle à cette époque. Mais aujourd’hui, il parait évident qu’aux vus de films tel que « Last days », « Elephant », « Gerry » ou encore « Will Hunting », les distributeurs ne pouvait plus nous cacher ça ! Alors, histoire de rembobiner la filmographie de ce cinéaste devenu incontournable et en attendant l’adaptation du roman de Blake Nelson, « Paranoid Park », courrez voir ce chaînon manquant au Publicis Cinémas.

Depuis quelques années, le cinéma israélien passe régulièrement les frontières pour venir s’afficher dans nos salles parisiennes et nous laisser entrevoir ainsi toute la complexité d’un pays en perpétuel mouvement. Avec « Ushpizin » c’est à nouveau le cas sur le ton de la comédie cette fois. On garde encore en mémoire les très beaux films d’Eytan Fox, « Tu marcheras sur l’eau » et « Va, vis et deviens » de Radu Mihaileanu qui traitent chacun d’eux d’aspects différents de la société israélienne. Sans oublier, bien entendu, l’œuvre plus exigeante d’Amos Gitaï. C’est donc dans ce panorama très varié et qui ne cesse de s’enrichir que Gidi Dar nous propose son deuxième long métrage après s’être essayé au documentaire. Se déroulant à l’époque des fêtes de Souccot, l’histoire nous entraîne en plein cœur du monde juif ultra orthodoxe de Jérusalem sur le ton des films de Billy Wilder, cinéaste duquel il s’est inspiré pour réaliser ce film. Je ne peux ainsi que vous inciter à vous laissez-vous tenter par cette comédie venue d’ailleurs projetée au Bienvenue Montparnasse.

Changeons maintenant de continent pour célébrer « Viva Cuba » de Juan Carlos Cremata Malberti. Deux enfants issus de familles qui se détestent mutuellement vont prendre ensemble la fuite pour nous entraîner dans un Cuba à la fois rafraîchissant et plein d’espoirs. Cette comédie que l’on pourrait qualifier de familial fut, dès sa sortie un gros succès commercial sur l’île. De plus, il est devenu le premier film Cubain primé au Festival de Cannes. Ce qui fait de lui dès à présent un film référence pour ce pays toujours enlisé dans son Histoire. A découvrir donc sans plus attendre au Reflet Médicis.

De voyage, il en fut également question pour Manuel Pradal et Tonino Benacquista, respectivement réalisateur et scénariste du film « Un crime ». Ayant obtenu un permis de travail d’un an pour « Big Apple », nos deux « frenchy » ont pu s’en donner à cœur joie pour réaliser ce thriller qui réunit ni plus ni moins qu’Harvey Keitel et Emmanuelle Béart. Mais revenons un instant sur nos deux auteurs. Issus de la fameuse Fémis avec un film de fin d’étude tout en noir et blanc qui s’intitulait « Canti » et qui voyagea dans de nombreux festivals internationaux, Manuel Pradal est souvent qualifié de cinéaste doué. Il revient ici avec un thriller deuxième thriller après « Ginostra » que beaucoup considèrent comme inégal mais qui lui avait déjà permis de travailler avec Harvey Keitel et Andie MacDowell. Excusé du peu ! On s’attend ainsi, avec « Un crime », à le retrouver au meilleur de sa forme. Pour cela il a embarqué avec lui un auteur très attachant en la personne de Tonino Benacquista. A la fois scénariste et écrivain, il fut, ces dernières années, à l’affiche de nombreux film français parmi lesquels « De battre, mon coeur s’est arrêté » et « Sur mes lèvres » en tant que scénariste auprès de Jacques Audiard mais aussi des « Morsures de l’aube » et « La boîte noire », adaptations de ses romans. Donc face à cette affiche riche, la tentation de découvrir ce film ne peut qu’être grande. Seul regret, le film n’est projeté qu’aux Cinq Caumartin. Mais, comme vous le savez, votre carte « Le Pass » vous ouvre les portes de bien d’autres salles.

Pour finir cet édito à l’image d’une semaine une fois de plus riche en actualité, je vous invite à découvrir l’univers issus de la collaboration entre le réalisateur Serge Elissalde et l’auteur de livre pour enfants, Grégoire Solotareff qui se résume par une lettre : « U ». En ce qui les concerne, ils n’auront pas eu besoin de traverser l’océan Atlantique. Et pour cause ! Leur univers s’exprime dans un imaginaire ou seul les crayons et les pinceaux peuvent nous offrir une œuvre inimitable qui pourrait bien réitéré le succès de Sylvain Chomet avec ses « Triplettes de Belleville ». Vous l’avez compris, il s’agit d’un film d’animation qui ravira aussi bien les tout petits comme les plus grands. L’occasion de s’offrir une toile en famille ! Pour cela, rendez-vous au Cinéma des Cinéastes.

A noter également les sorties du très médiatisée « Une Vérité qui dérange » que vous pourrez découvrir au Racine Odéon, au Balzac et à l’Escurial ou encore de « Bye bye blackbird », le premier film de Robinson Savary, le fils de Jérôme.

Quant au reste de la programmation, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

oct 04
Cette semaine, dans les cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass », une actualité très riche avec non moins de huit très belles nouveautés qui nous entraînent à la fois dans le Paris d’hier et d’aujourd’hui, en Transylvanie, au Tadjikistan, au Japon ou encore dans une Amérique quelque peu dérangeante. De quoi rassasier l’appétit des cinéphiles les plus exigeants.   

C’est « Dans Paris » que je vous emmène pour commencer ce voyage en cinéphilie. Présenté au festival de Cannes 2006 dans la section « Quinzaine des réalisateurs », ce fut l’une des plus grosses sensations de la Croisette. Et pour cause, la simple présence de Romain Duris dans ce troisième long-métrage du jeune réalisateur Christophe Honoré était en soit un événement. Film au titre évocateur, l’histoire nous plonge dans une relation fraternelle dans laquelle Louis Garrel, déjà remarqué dans « Les Innocents » de Bernardo Bertolucci, joue l’autre frère. Au-delà de la distribution c’est un air de nouvelle vague du cinéma français qui semble souffler sur cette œuvre que l’on pourrait apparenter dix-sept ans plus tard au « monde sans pitié » vu par Eric Rochant… A découvrir dans la très belle salle Georges de Beauregard du Saint-Germain-des-Prés mais aussi à La Pagode, à l’Escurial et au Cinéma des Cinéastes.

Restons dans le Paris d’aujourd’hui avec « Le pressentiment » qui signe le passage du très attachant Jean-Pierre Daroussin derrière la caméra. Fidèle à son image de personnage quelque peu « décalé », l’histoire colle une fois de plus à cet acteur toujours très humain, très vrai. Même si il reste au contact de notre quotidien, ce n’est pas pour autant qu’il nous ennuie. Au contraire, il parvient une fois de plus, à travers son personnage, à nous transporter en franchisant le pas que souvent nous n’osons pas et parfois paraît si simple. Ainsi ce film fait le lien avec le Paris des gens simples d’hier et d’aujourd’hui s’agissant de l’adaptation d’un roman d’Emmanuel Bove paru en 1935. A voir aux Cinq Caumartin.

Du Paris d’hier, il en est également question dans la première adaptation cinématographique du célèbre roman de Patrick Süskind, à savoir « Le parfum ». Il est de notoriété public que l’auteur de ce chef d’œuvre ne voulait céder les droits de son livre qu’a la condition que Stanley Kubrick le porte à l’écran. Mais après s’être penché sur la question, le cinéaste avait déclaré forfait affirmant que le roman était inadaptable pour le grand écran. Martin Scorsese, Milos Forman, Tim Burton et Ridley Scott s’y sont également frotté et parmi ces grands réalisateurs, aucun n’a concrétisé cette adaptation. Cette constatation en dit long sur la difficulté de porter un tel ouvrage à l’écran. Aujourd’hui le film est bien là mais reçoit des échos très partagés. Alors, est-ce que la logique commerciale de l’industrie du film a eu son dernier mot face à l’aspect artistique. Peut-être… mais si l’envie vous prend de mettre des images derrière les remarquables descriptions de Patrick Süskind, rendez-vous au Max Linder, au Majestic Bastille ou bien au Miramar pour cet étrange voyage !

Quittons, Paris et la France pour partir loin, direction le Tadjikistan avec « Pour aller au ciel, il faut mourir » du réalisateur Djamshed Usmonov. Présenté dans le cadre de la section parallèle du festival de Cannes, « Un certain regard », ce film est le troisième de son auteur qui semble prendre goût à la Croisette puisque sa précédente œuvre, « L’Ange sur l’épaule droite », faisait déjà parti de la sélection en 2002. A travers cette coproduction franco-tadjik, Djamshed tente ici de nous plonger dans une histoire au sujet universel et ainsi de affranchir du contexte du pays dans lequel il fut tourné. Parcours initiatique d’un jeune homme d’aujourd’hui, ce film éveillera certainement votre curiosité. A découvrir à l’Elysées Lincoln !

Il serait dommage de voyager si loin sans faire un crochet par la « Transylvania » avec ce film très attendu qui clôtura le dernier festival de Cannes. Après « Exils », pour lequel il avait remporté le prix de la mise en scène sur la Croisette, Tony Gatlif, réalisateur d’origine algérienne, quitte Romain Duris et le pays de son enfance pour revenir avec un film qui se situe au cœur de la Roumanie et de la communauté Tsigane. On y retrouve, autour de Birol Ünel, deux très belles femmes, à savoir Asia Argento et Amira Casar pour un festival d’images et de musiques qui ne peuvent pas nous laisser indifférent. Ce magnifique hymne à la vie vous attend au Majestic Bastille et aux Cinq Caumartin.

La dernière nouveauté marquante de cette semaine mais pas des moindres nous entraîne au cœur des Etats Unis d’Amérique pour une oeuvre qui se présente comme extrêmement dérangeante et qui répond au titre de « Family Portraits ». Ce qui nous est proposé à l’écran, se compose en fait de trois court-métrage : « Cutting Moments » réalisé en 1997, « Home » réalisé en 1998 et « Prologue » réalisé 2003. Cette trilogie interdite au moins de 16 ans en salle peut ainsi s’apparenter à une descente aux enfers et préfigure d’une œuvre qui n’a certainement pas dit son dernier mot ni généré sa dernière image. Et pour cause, Douglas Buck travaille actuellement sur la touche finale du remake du film de Brian De Palma : « Sœurs de sang » qui seront incarnées par Lou Douillon et Chloë Sevigny. Et ce, avant de s’attaquer à un projet appuyé par Gaspard Noé. Ainsi, pour ceux qui n’on pas froid au yeux, un cinéaste à suivre dès à présent à l’Espace Saint-Michel.

Pour conclure cet édito, je vous propose un petit détour vers le Japon. D’abord pour le Japon du 18ème siècle avec « Les Amants crucifiés » du réalisateur Kenji Mizoguchi qui a par ailleurs obtenu pour ce film le Lion d’Argent à Venise en 1955. Présentée aujourd’hui en copie restauré, cette adaptation d’un spectacle de marionnettes crée par l’écrivain japonais Monzaemon Chikamatsu au 17ème siècle vous conduira sans nul doute très loin de votre quotidien. L’invitation au voyage vous attend au Reflet Médicis. Si vous désirez enfin poursuivre ce voyage au pays du soleil levant, l’Espace Saint Michel vous propose trois « Histoires du coin de la rue ». Ces films d’animation réalisés par Osamu Tezuka, considéré comme le pape du Manga, ne manquerons pas de compléter un choix très riche d’œuvres toutes aussi différentes que passionnantes.

Quant au reste de la programmation, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

sept 27
L’événement cinématographique de la semaine est sans nul doute la sortie très attendue du film de Rachid Bouchareb, « Indigènes ». Aux vus de la couverture médiatique dont jouit ce succès annoncé, il me semblait peu opportun sur ce blog de m’étendre sur le sujet. Je me contenterais donc de vous inviter à le découvrir soit à l’Arlequin, soit à la Pagode, soit aux Cinq Caumartin. Quant à l’autre sortie phare de la semaine dans les salles obscures, « Le Diable s’habille en Prada », aucune salle du réseau de cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass » ne projette ce film. A noter également l’absence du deuxième film d’Emmanuel Bourdieu , « Les Amitiés maléfiques » qui semble loin d’être inintéressant de par sa distribution, son sujet et les qualités de son auteur. Si ces deux films éveillent votre curiosité, n’ayez crainte, ils sont présents dans les salles des réseaux Gaumont, Pathé et Mk2 .    

Qu’avons-nous donc à découvrir du côté des cinémas indépendants avec la carte « Le Pass » ? Ni plus ni moins qu’un film argentin, un film chinois et un premier film américain à petit budget.

Un premier film c’est toujours excitant, surtout lorsqu’il s’agit d’un thriller comme « Hard Candy » traité avec les moyens du bord (18 jours de tournage et un tout petit budget). Il faut dire que David Slade sait jouer avec la caméra puisqu’il a déjà réalisé de nombreux films publicitaires dont 65 furent récompensés par des prix divers. Mais un réalisateur de pub qui passe au long métrage, ce n’est pas forcement gagné. Ceci dit le défit semble être relevé dans ce film présenté comme terriblement efficace et qui à déjà obtenu l’approbation du public dans plusieurs festivals. Interdit aux moins de 16 ans, cette confrontation entre un homme de 32 ans ayant la mauvaise idée de croiser sur Internet une gamine de 14 ans qui ne semble pas avoir envie de se laisser faire nous promet d’être extrêmement violente… Avis aux amateurs qui aiment tremblés dans des salles obscures. A voir au Miramar !

« Voiture de luxe », qui a décroché en mai dernier à Cannes le prix de la sélection « Un certain regard », vient conclure la trilogie du cinéaste chinois Wang Chao après deux opus déjà très remarqués : « L’Orphelin d’Anyang » et « Jour et nuit ». Là encore il s’agit de plonger dans la chine contemporaine faite de contradictions entre le système social hérité du passé et le poids du présent et dont l’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s’agrandir. Ce cinéaste qui se dit être influencé par Bresson et Antonioni nous invite donc une nouvelle fois à partager une œuvre très appliquée qui ne manquera pas de combler les amateurs du genre. A déguster à l’Elysée Lincoln ou au Racine Odéon.

« La Dignité du peuple » nous plonge dans une argentine d’aujourd’hui qui tente tant bien que mal de relever la tête après la crise de 2001 au travers d’un peuple fait de gens simple, de « laissés-pour-compte » qui se battent au quotidien. Fernando Ezequiel Solanas reste donc ce cinéaste engagé qui ne cesse ne combattre la classe dirigeante corrompue, les grands holdings et les organismes financiers qui sont pour lui à la source même des problèmes de son pays mais qui cette fois place sa caméra au cœur du peuple. Un voyage à partager au Reflet Médicis ou aux Publicis Cinémas.

Enfin, du côté des films classiques, à noter que le Reflet Médicis vous propose de (re)découvrir le très attachant Philippe de Broca loin de ses succès du Box office et ce, à travers cinq films méconnus datant des années 60 : « Un Monsieur de compagnie » ; « Le Roi de cœur » ; « L’Amant de cinq jours » ; « Le Farceur » et « Les Jeux de l’amour » son premier film. Toujours sur le même principe, vous aurez l’occasion de découvrir un film différent chaque soir.

Pour le reste, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

sept 20
Si vous cherchez à voir dans l’un des cinémas indépendants acceptant la carte le Pass, « World Trade Center » ; « Les Arsistos » ; « Président » ou encore « L’héritage », c’est raté ! Aucun de ces films ne vous est présenté dans ces salles et je vous invite à chercher du côté des réseaux Gaumont, Pathé et Mk2. Vous trouverez certainement votre bonheur. 

Cette semaine, pour fréquentez ce réseau de salles indépendantes, vous aurez cependant la possibilité de continuer à découvrir les belles sorties des trois dernières semaines. Après tout, tant mieux car je doute que vous ayez eu le temps de faire le tour de tous ces très beaux films. Alors que l’on reproche souvent aux films intéressants de sortir trop vite de l’affiche, cette accalmie dans l’actualité de ce réseau est de bon augure ! Ceci dit, j’ai tout de même deux nouveautés à vous signaler qui, chacune dans leur genre, ne manquerons pas d’éveiller votre curiosité.

« L’Accordeur de tremblements de terre » est le deuxième film très attendu des frères Quay après « Institut Benjamenta ». Ces deux jumeaux, qui ont l’habitude de travailler ensemble, nous plonge dans un univers fantastique sombre mêlant animation et images réelles. Auteurs de nombreux courts métrages, de clip vidéo comme Sledge Hammer de Peter Gabriel ou encore de spots publicitaires, il ne cessent de marquer les esprits par leur sens aigu de l’esthétisme. Un esthétisme dans lequel Assumpta Serna et Amira Casar, les deux actrices principales semble très bien s’y intégrer… une expérience à tenter à l’Espace Saint Michel.

« Sarajevo, mon amour » a obtenu l’Ours d’Or du festival de Berlin en février dernier. Récompense qui fut attribuée par un jury alors présidé par Charlotte Rampling. Il s’agit ainsi d’un gage de qualité me direz-vous. La critique reste tout de même partagée sur cette œuvre que certains encensent alors que d’autres descendent en flamme. A vous de juger ce premier long métrage réalisé par Jasmila Zbanic, née à Sarajevo en 1974, et qui nous plonge dans le quotidien de sa ville natale à l’heure d’aujourd’hui. Notons également la présence de Mirjana Karanovic que l’on avait déjà pu voir dans « Papa est en voyage d’affaires » d’Emir Kusturica et que l’on retrouvera prochainement dans « Promets-le moi » du même Emir Kusturica. A découvrir à l’Arlequin, au Balzac, à l’Escurial ou encore au Cinéma des Cinéastes.

A signaler enfin la sortie remarquée de « Melissa P. », adaptation du roman autobiographique de Melissa Panarello que toute la critique s’accorde à dire qu’il s’agit là d’un film raté. Mais si votre curiosité est trop forte, vous pourrez découvrir cette histoire très provocatrice à l’Elysées Lincoln ou au Miramar.

Du côté des films classiques, sachez que le Reflet Médicis continue à vous proposer son cycle du cinéma italien avec dans l’ordre, cette semaine, « Les Monstres » de Dino Risi aujourd’hui mercredi ; « Les Jeunes Maris » de Mauro Bolognini jeudi ; « Drame de la jalousie » d’Ettore Scola vendredi ; « Une Vie difficile » de Dino Risi samedi, « Mariage a l’italienne » de Vittorio De Sica ; « Nous nous sommes tant aimés » d’Ettore Scola lundi et enfin « La Grande Pagaille » de Luigi Comencini mardi. De grands classiques à (re)découvrir sans modération…

Pour le reste, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

sept 13
Le dernier Festival du Film de Cannes fait de nouveau parler de lui cette semaine avec quatre films tous très différents. 

« Quand j’étais chanteur » est le troisième film français de la rentrée issu de la sélection officielle de « Cannes 2006 » après « Flandres » et « Selon Charlie » et précédant de peu « Indigènes » qui sortira le 27 septembre prochain.
A 34 ans, Xavier Giannoli se présente sans aucun doute comme l’un des cinéastes les plus doués de sa génération. En effet, ce nouveau film se présente comme un véritable tour de force en osant mettre face à face deux comédiens au talent immense, à savoir de Gérard Depardieu et Cécile de France, dans une histoire difficile à maîtriser. Il faut dire qu’après avoir remporté une Palme d’or et un César avec son court métrage « L’interview », nous avoir révélé tout le talent de Laura Smet dans « Les Corps impatients » et nous avoir entraîné dans « Une Aventure » plutôt bien maîtrisé , on ne pouvait s’attendre qu’à un troisième long métrage prometteur. Je vous laisse en juger par vous-même en allant le découvrir soit à La Pagode, soit au Bretagne ou encore au Majectic Bastille ou aux Cinq Caumartin.

« Hors compétition » cette fois, les professionnels et petits chanceux pouvaient découvrir dès le mois de mai dernier un documentaire signé réalisé Sydney Pollack et répondant au titre de « Esquisses de Frank Gehry ». Le nom de Frank Gehry est clairement moins connu du grand public que ses réalisations. Architecte de bâtiments comme le Musée Guggenheim à Bilbao, le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles ou encore de l’actuelle cinémathèque française de Bercy, ce personnage s’annonce comme le point de départ d’un film hors du commun. Surtout lorsqu’on sait que Sydney Pollack signe là son premier film documentaire. Une rencontre au sommet à découvrir au Balzac.

Toujours présenté « Hors compétition », « Avida » est le deuxième film du duo Benoît Delépine / Gustave Kervern. Après avoir signé « Aaltra », l’histoire de deux voisins paraplégiques du nord de la France qui partent en Finlande pour demander des indemnités suite à leur accident causé par une benne agricole, les voilà de retour avec un film tout aussi atypique jetant une fois de plus une regard noir sur la société d’aujourd’hui. Produit par Mathieu Kassovitz et réunissant de nombreux invités célèbres comme Claude Chabrol ou Albert Dupontel, ce film quelque peu « barré » mérite d’être découvert. Pour cela, deux salles vous le propose : Le Racine Odéon et le Publicis Cinémas.

Autre compétition, autre univers, « A Scanner Darkly » est issu de la section cannoise « Un Certain Regard ». Cette nouvelle adaptation d’un roman de Philip K. Dick, l’auteur qui inspira notamment « Blade Runner » et « Minority Report », réunis Keanu Reeves et Winona Ryder dans un film qui mélange animation et prises de vue réelles. Salué par la critique ce film ravira sans aucun doute les amateurs du genre. Surtout lorsqu’on sait qu’il est projeté dans l’une des plus belles salles parisiennes à savoir le Max Linder.

Pour le reste, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

sept 06
Les hasards de la programmation du réseau de salles indépendantes acceptants la carte « Le Pass » crée parfois une actualité étonnante et décalée face aux sorties nationales. En effet, inutile de chercher dans le programme de la semaine le film dont tous les médias parlent à savoir « Je vais bien, ne t’en fais pas », vous ne le trouverez pas. Quand à « Quelques jours en septembre » ou encore « Fair Play », seul les Cinq Caumartin vous les proposent. Mais je suis certain qu’avec votre carte « Le Pass » vous trouverez une salle qui vous convient près de chez vous dans les réseaux MK2, Gaumont ou Pathé si vous désirez découvrir ces trois films. 

L’occasion donc, une fois de plus pour « Le Petit Cinéphile Parisien », de vous inviter à voyager en découvrant découvrir des films en marge de l’actualité avec quatre nouveautés des plus intéressantes : « Les lois de la familles » ; « Water » ; « Black » ; « Dunia ».

Direction Buenos Aires avec Ariel Perelman ! « Les lois de la familles » ce présente clairement comme le troisième volet de la trilogie entrepris par le réalisateur argentin Daniel Burman après avoir signé « En attendant le Messie » et « Le fils d’Elias ». En reprenant le personnage interprété par Daniel Hendler, c’est une saga intimiste qui se poursuit donc autour du thème de l’identité juive ashkénaze et de la relation père-fils. Ceux qui ont déjà apprécié les deux premiers films prendront csans aucun doute un immense plaisir à retrouver cet univers ponctué par la musique Klezmer. A déguster à l’Escurial, à l’Arlequin, au Balzac ou encore au Bretagne.

Changons de continent pour se retrouver en Inde. « Water » se déroule en effet dans l’Inde coloniale de 1938, au moment ou Gandhi arrive au pouvoir. Il s’agit là encore du troisième volet d’une trilogie initiée par la réalisatrice indo-cannadienne Deepa Mehta et qui vient compléter les deux opus précédents, à savoir « Fire » et « Earth ». Elle-même d’origine Hindoue, elle est cependant considérée comme la principale ennemie des fondamentalistes de son pays pour avoir abordé au cinéma des sujets qui reflètent pourtant une réalité actuelle face notamment à la condition de la femme. Voyage au bord du Gange à découvrir à l’Elysées Lincoln ou au Bienvenue Montparnasse.

Autre film indien, « Black ». Ce film inspiré de l’histoire d’Helen Keller, une jeune fille aveugle, sourde et muette qui, en 1902, a publié son autobiographie où une enseignante courageuse et tenace lui a appris à communiquer avec l’extérieur. Connu pour avoir été l’auteur d’un des plus grands films Bollywoodiens de ces dernières années, Devdas, Sanjay Leela Bhansali signe avec ce film un œuvre loin des chants et danses de Bollywood. Une curiosité à découvrir soit au Racine Odéon, soit au Publicis Cinémas.

Enfin, cape sur une destination cette fois plus orientale. Avec « Dunia », voici un deuxième film égyptien pour cette rentrée 2006 après « immeuble Yacoubian ». Le genre en est tout différent puisqu’il s’agit là d’un film qui tente de renouer avec les films musicaux égyptiens traditionnels mixant les genres orientaux et occidentaux. Ainsi vous pourrez entendre à la fois des mélodies orientales mais aussi de la musique influencée par la pop, la salsa ou encore le hip hop. Au delà de l’aspect musical, ce film aborde également un sujet grave avec le problème de l’excision des femmes. Un film qui semble poser ainsi un regard complexe sur une société égyptienne méconnue… à découvrir à l’Espace Saint Michel !

Du côté des films classiques, vous aurez une nouvelle fois la possibilité de réviser vos connaissances du cinéma italien puisque le Reflet Médicis rempile avec une sélection de films dans laquelle on retrouve notamment Fellini, Dino Risi et Ettore Scola.

Pour le reste, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo

août 30
Après trois semaines de vacances, me voici donc de retour avec une rentrée très « Cannoise » dans les salles des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ». En effet pas moins de trois nouveaux films de la sélection officielle 2006 vous sont proposés dont deux primés. 

Le vent se lèveCommençons par la palme d’or 2006 remportée par Ken Loach avec « Le vent se lève », un film qui nous plonge dans l’Irlande des années 20 et sa tragédie humaine. A découvrir dans la superbe salle du Max Linder mais également au Balzac, à la Pagode, à l’Escurial, au Cinéma des Cinéastes et aux cinq Caumartin. Bref, vous n’avez que l’embarras du choix pour déguster ce qui s’annonce comme l’un des films majeurs de cette année 2006.

FlandresAutre film récompensé à Cannes en 2006, « Flandres » du réalisateur français Bruno Dumont. La presse est unanime, ce film a tout d’une oeuvre prête à marquer les esprits tant par son sujet que par son traitement. Contrairement à la Palme d’Or qui s’affiche dans six salles, ce Grand Prix du Jury est à découvrir dans un seul cinéma, mais pas des moindres puisqu’il s’agit du Cinéma des Cinéastes.

Selon CharlieToujours issu de la compétition du Festival Cannes 2006 mais n’ayant reçu aucun prix, « Selon Charlie » de Nicole Garcia vous invite à retrouver une distribution prometteuse qui semble être l’atout majeur de ce film dont la critique reste très partagée. Donc à vous de vous faire votre propre opinion en allant le découvrir à l’Arlequin, à la Pagode ou bien encore aux Cinq Caumartin.

L’immeuble YacoubianAutre œuvre marquante pour cette rentrée cinématographique 2006, « L’immeuble Yacoubian ». A l’instar du livre d’Alaa al-Aswany qui est désormais considéré comme un classique de la littérature égyptienne, le film semble être lui aussi une vraie réussite dont on aurait tort de se priver. Alors profitez de sa programmation dans la salle Louis Jouvet du Reflet Médicis pour le découvrir.

Pour le reste, je vous laisse consulter la programmation complète des cinémas indépendants acceptant la carte « Le Pass ».

Bonne semaine dans les salles obscures… Et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !

Mr Vertigo